Lucien Kemkeng fait paraître dans le journal Le Monde de ce jour (2 septembre 2010) une tribune que je souhaite relayer. En effet, mon collègue propose un chemin pour amener de l'espoir dans nos cités.
Je trouve préjudiciable à la qualité du débat public que tous les sujets de société semblent caricaturés en de vaines polémiques où les anathèmes tiennent lieu d'arguments. Lucien Kemkeng, dans sa tribune, fait un acte positif.
Ma contribution aux réflexion du C2D92 sur le Grand Paris
Publié le
14-05-2010
Je participe à sa demande aux débats du Comité du développement durable des Hauts-de-Seine.
J'ai formalisé ma réfexion sur les enjeux du Grand Paris pour notre département ; c'est un peu technique. C'est un défi majeur à relever pour la région capitale. Nous avons collectivement intérêt à réussir, pour notre département, pour notre région et pour notre pays.
Vallée Rive Gauche : une mobilisation utile des citoyens
Publié le
27-01-2010
J’ai déjà eu l’occasion de dire et d’écrire ce que je pensais du projet Vallée Rive Gauche. Cela n’étonnera personne que je réaffirme mon soutien à ce projet.
Depuis 20 ans, le Conseil général des Hauts-de-Seine cherche à transformer la RD 7 située le long des berges de Seine entre Issy-les-Moulineaux et Sèvres (où cet axe est dénommé rue Troyon). Le développement urbain à Issy-les-Moulineaux et Meudon, ainsi que les projets d’aménagement de l’île Seguin, rendent indispensable un aménagement de qualité sur cet axe.
L’objectif du Conseil général consiste à mettre en valeur les berges de Seine pour permettre à tous de se réapproprier le fleuve en l’ouvrant sur les villes, et pour aménager un axe de transport qui préserve la qualité de vie des riverains et qui soit adapté au développement économique de notre département.
Sur la base de ces objectifs, le Conseil général a proposé le projet Vallée Rive Gauche. Sur les 20 hectares de l’opération, seuls 6 hectares sont consacrés à la voirie. La RD7 devrait être aménagée en boulevard urbain (vitesselimitée à 50 km/h) à deux voies dans chaque sens, avec du stationnement latéral, une piste cyclable bidirectionnelle séparée et protégée de la chaussée, et des carrefours à feux qui assureront des traversées sécurisées vers la Seine. Grâce à ces aménagements la physionomie des berges de Seine sera profondément améliorée dans l’esprit et la continuité du parc nautique de l’Ile de Monsieur. Le traitement de haute qualité des espaces publics contribuera à la valorisation du patrimoine privé.
Un projet alternatif proposé par des associations a été présenté par ces dernières comme étant à « deux fois une voie et demie ». Cette variante à une file de circulation automobile par sens comporterait une piste cyclable unidirectionnelle, intégrée à la voirie mais séparée de la circulation par un espace vide non sécurisé, de un mètre de large, la piste cyclable constituant la demie file de circulation de chaque sens.
L’appellation« deux fois une voie et demie » induit les gens en erreur. Beaucoup pense qu’il s’agit d’une route à trois voies. En réalité, la troisième voie serait une piste cyclable unidirectionnelle, de chaque côté.
Cette présentation est trompeuse car premièrement, le projet des associations ne réduit pas l’emprise de voirie et donc n’augmente pas celle des espaces verts ; deuxièmement, la file de circulation dans chaque sens s’avère dès aujourd’hui insuffisante compte tenu de la croissance urbaine de Meudon et Issy-les-Moulineaux ;troisièmement, ce schéma prévoit des tronçons à 2 fois 2 voies à l’approche des carrefours, ce qui limite l’intérêt des tronçons à une voie et accentue les phénomènes d’accordéon. Ce sont les raisons qui ont conduit le CG92 à ne pas retenir ce projet.
Le projet « Vallée Rive Gauche » porté par le Conseil général des Hauts-de-Seine a été modifié pour tenir compte desremarques issues de la concertation préalable qui s’est déroulée à l’automne 2008.
« Vallée Rive Gauche » va transformer notre relation à la Seine et à notre environnement : entre Issy-les-Moulineaux, Meudon, Sèvres, le parc de Brimborion, le Parc nautique de l’Ile de Monsieur et le Domaine national de Saint-Cloud une continuité verte en relation directe avec le fleuve va s’ouvrir aux Alto-séquanais. Le trafic routier sera régulé et fluidifié tandis que la desserte des nouveaux quartiers par le Tram T2 est assurée entre la porte de Versailles et La Défense.
Le projet « Vallée Rive Gauche » est actuellement soumis à enquête publique jusqu’au 5 février 2010 inclus.
Cet aménagement est important pour le dynamisme de notre ville et de notre secteur. Les efforts des collectivités territoriales seront d’autant plus efficaces qu’ils seront relayés par ceux qui vivent à Sèvres et dans notre agglomération.
C’est la raison pour laquelle je vous encourage à venir exprimer votre opinion à propos de « Vallée Rive Gauche » sur le registre d’enquête disponible en Mairie de Sèvres du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30. Vous pouvez aussi prendre toute information utile sur le site officiel du projet mis en place par le Conseil général : http://www.vallee-rive-gauche.fr/.
Il vous est également possible d’écrire avant le 5 février 2010 directement au siège des enquêtes publiques « Vallée rive gauche », à l’adresse suivante :
Préfecturedes Hauts-de-Seine
167, avenue Joliot-Curie
92013 NANTERRE cedex
A l’attention personnelle de Thierry Flipo, Président de la commission d’enquêtes
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J'ai clos officiellement et réglementairement hier les registres d'enquête publique concernant le projet Vallée Rive Gauche qui seront remis dès lundi au commissaire enquêteur. Il lui appartiendra ensuite d'émettre un avis, éventuellement assorti de recommandations.
Je me félicite du grand nombre de contributions. C'est la preuve que le projet intéresse les Sévriens et que le débat est utile.
Monsieur Hulot ou la stratégie de la chauve-souris
Publié le
27-10-2009
Ce n'est pas mon habitude de reproduire des articles de presse mais cet article de Luc Ferry paru dans le Figaro du 15 octobre 2009 m'a semblé particulièrement intéressant.
Il ne s'agit pas pour moi de prendre position pour ou contre Monsieur Hulot. Ce dernier a joué un rôle dans la prise de conscience collective en contribuant à médiatiser et dramatiser un constat fait par les scientifiques.
Mon propos est plutôt de souscrire à une démarche objective de questionnement, d'expérimentation et de résolution de problèmes, et d'échapper à une forme de pensée unique qui tient pour certaine la catastrophe écologique finale qui imposerait d'adhérer à une conception malthusienne du Monde.
En matière technique, il n'est pas de problème dont l'homme se soit saisi qui n'ait pas trouvé une solution !
Je l'ai constaté dans ma vie professionnelle et mon métier d'ingénieur. Je l'ai observé aussi dans mes fonctions à la Mairie et au Conseil général des Hauts-de-Seine. Nous avons individuellement, collectivement et mondialement des marges de progression considérables pour réduire notre empreinte carbone.
Je cite souvent le cas de la modernisation du réseau d'éclairage public de la communauté d'agglomération : d'ici à 2012, nous réduirons de 38% notre consommation d'énergie tout en améliorant l'éclairement. Nous n'aurons pas besoin de réduire l'éclairage public (qui constitue un élément de sécurité) ni de supprimer les guirlandes de Noël pour parvenir à ce résultat. Nous l'obtenons principalement en rénovant les réseaux, en réduisant le nombre d'ampoules par l'optimisation du positionnement des candélabres et en utilisant des ampoules à basse consommation.
Deux jours avant la Garden Party de l’Elysée du 14 juillet dernier, s’est tenue à Sèvres la première Garden Party du Cercle de la Diversité Républicaine (CDR) avec comme invité d'honneur Thione Niang, Président des Jeunes Démocrates Américains (College caucus). Elle a réuni près de 250 personnes en présence de Dogad Dogui, Président du CDR et Lucien Kemkeng, Conseiller municipal de Sèvres, son Vice-Président. J'ai souhaité laisser à mon collègue le soin de présenter le CDR.
Lucien Kemkeng : "LeCercle de la Diversité Républicaine (CDR) a été crée au sein de l'UMP en 2006 en tant que cercle de réflexion. Il s'est transformé en décembre 2008 en association à caractère politique et a choisi de s'ouvrir à tous les citoyens qui partagent ses valeurs (diversité culturelle, sociale et politique, égalité réelle des chances, travail et mérite, solidarités actives, etc…). Après la phase de réflexion, le CDR a choisi d'aller vers la population pour recueillir son soutien et affirmer des valeurs communes parmi lesquelles le patriotisme. C'est pourquoi le CDR s'associe cette année à la célébration de la fête Nationale.
François Kosciusko-Morizet a indiqué qu'il était heureux que cette manifestation ait lieu à Sèvres car c'est une ville symbole de la Diversité. Il a ainsi cité quelques exemples : le pourcentage de logements sociaux est de 25%, la présence à Sèvres du Centre International d'Etudes Pédagogique (CIEP), du Collège Arménien, etc….
Dogad Dogui, a quant à lui précisé que cette Garden Party en compagnie de Thione Niang venait clore le 1er week-end de la diversité organisé par le CDR. L'objectif du CDR à travers l'invitation de Thione Niang était des'inspirer de la campagne Obama'08 (à laquelle il a participé dès les premiers mois de gestation en 2007), pour assurer le maillage du territoire national en vue de la mobilisation des jeunes français d'origine étrangère dans la vie publique et la politique.
Le week-end a été riche en événements ponctués de rencontres avec des chefs d'entreprises franco-africains : clôture du congrès extraordinaire du CDR à l'UMP, réunion publique sur la stratégie de campagne de Barack Obama afin de remobiliser la jeunesse américaine pour la politique (samedi à Puteaux), rencontres de personnalités politiques et associatives.
La "Garden party de la diversité" a ainsi été consacrée àl'identité et à la citoyenneté françaises des minorités, à la défense du drapeau et à l'engagement pour changer la France.
Dans son message, Thione Nianga voulu ériger son histoire personnelle en source d'inspiration et de motivation pour les nouvelles générations. Né au Sénégal, il a débarqué à New-York en l'an 2000 avec 20 dollars en poche. En 2005, il est entre en politique et est devenu le porte-parole de la campagne du candidat au conseil municipal de son quartier à Cleveland (Ohio). Depuis 2008, il est à la tête du mouvement "Young Démocrate for America Collège Caucuses" (YDACC), l'une des forces stratégiques du dispositif électoral Obama'08 avec des millions de membres répartis dans plus de 150 000 branches et 47 états et territoires de l'Union.
Thione Nianga voulu également partager les secrets des stratégies de campagne de l'homme à qui tout le monde disait qu'il n'y arriverait jamais et qui a donné du crédit au aujourd'hui fameux « Yes We Can ». Pour lui, cette rencontre était bien plus qu'un simple rendez-vous avec la diversité française et toutes ses sources d'effets positifs ; c'était une « agora d'échanges et de collaborations ». Il a tendu la main au CDR avec la promesse et la volonté ferme d'union pour franchir toutes les barrières et surmonter tous les obstacles qui se conjuguent pour faire croire que c'est impossible ! Il espère que cette union permettra de vaincre les conservatismes afin de changer le monde pour le bien de tous et surtout pour les générations futures.
Thione Niang a ainsi délivré un message d'engagement, de persévérance et de foi en les capacités de la jeunesse et du peuple qui s'engage pour son pays et pour l'avenir de ses enfants.
Son message principal : "aimez votre pays et engagez-vous à le défendre, à le changer et à préparer l'avenir de vos enfants. Suivez ainsi l'exemple de personnages comme Martin Luther King qui se sont engagés pour les USA et le monde, sans attendre de résultats immédiats. « Sky is the limit ». Tout est possible si vous vous organisez pour mobiliser le maximum de personnes".
Thione Niang a invité une délégation du CDR à se rendre au congrès national des Jeunes Démocrates Américains du 7-9 août à Chicago."
Trois ministres en exercice étaient présents pour assister à la cérémonie des voeux à la population : Patrick Devedjian, André Santini et Roger Karoutchi. D'autres personnalités étaient également présentes comme Jean-Jacques Guillet, député de la circonscription, Pierre Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, Jean-Pierre Fourcade, Jacques gautier et Isabelle Debré, sénateurs des Hauts-de-Seine, Hervé Marseille, maire de Meudon, Philippe Pémezec, maire du Plessis Robinson et de nombreux conseillers généraux.
Je voudrai d'abord saluer les Sévriens qui sont ici chez eux, les Sévriens invités aujourd'hui qui animent par leurs actions, leur participation la vie à Sèvres et je voudrai avec eux saluer et remercier toutes les personnalités invitées qui sont ici aujourd'hui. Nous avons nos trois ministres, altoséquanais, Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre chargé de la relance, de la mise en œuvre du plan de relance, c'est tout un travail très concret, mais aussi président du Conseil général des Hauts de Seine ; André Santini, secrétaire d'Etat à la fonction publique, ce qui n'est pas de tout repos mais qu'il a su apaiser et pacifier, maire d'Issy les Moulineaux et président de la communauté d'agglomérations Arc de Seine, nous en parlerons tout à l'heure. J'attends d'un moment à l'autre, il a été un peu retardé, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement et président du groupe de la majorité présidentielle au Conseil régional d'Ile de France, ce qui n'est pas non plus de tout repos ; je salue les parlementaires, je crois que Charles Pasqua doit nous rejoindre mais qu'il n'est pas encore arrivé, je salue les sénateurs, c'est un peu compliqué parce que, comme ils sont derrière je ne les vois pas tous : Isabelle Debré, Jean-Pierre Fourcade, Jacques Gautier. Denis Badré devait nous rejoindre s'il pouvait régler ses problèmes de garde de petits enfants, mais je crois qu'il n'a pas pu. Je salue les députés, Jean-Jacques Guillet député de la circonscription, Pierre-Christophe Baguet député-maire de Boulogne-Billancourt et président de la communauté d'agglomérations Val de Seine, Jacques Kossovski député-maire de Courbevoie. Je salue Elisabeth Gourevitch vice-présidente du Conseil régional, chargée des lycées, qui est toujours fidèle et toujours présente sur le terrain. Monsieur Kaplan sous-préfet, qui représente Monsieur le préfet des Hauts de Seine dont vous savez qu'il vient d'être nommé dans un autre département et qu'il est en train de préparer son départ. Je salue tous les maires qui m'entourent, j'en ai déjà cité au passage mais dans ceux que je n'ai pas cités il y a Christiane Barody-Weiss maire de Marnes la Coquette et Virginie Michel-Paulsen maire de Vaucresson, Christian Dupuy, maire de Suresnes et vice-président du Conseil général, Philippe Pemezec, à ses côtés, maire du Plessis-Robinson, vice-président du Conseil général, Hervé Marseille, maire de Meudon, vice-président du Conseil général, Eric Berdoatti, maire de Saint Cloud. J'espère ne pas avoir oublié de maires. Quant aux conseillers généraux, il y en a beaucoup : Odile Fourcade habituée des lieux, Marie-France de Rose et Marie-Laure Godin conseillères générales de Boulogne, Daniel Courtes conseiller général de Courbevoie, des conseillers régionaux aussi avec Madame Candelier que vous connaissez.
Je voudrai saluer le président Leroy, président de la Chambre de commerce et de l'industrie et le président Gaupillat président de la Chambre des métiers. Il y a beaucoup d'autres personnalités que je n'ai pas vu passer, elles voudront bien m'en excuser.
Je me réjouis de la présence ici de nombreux représentants de l'Etat notamment les forces de police avec Madame le commissaire Matricon, le centre de secours de Sèvres des sapeurs-pompiers et d'une façon générale je salue les présidents d'associations, les animateurs de quartier.
Nous avons maintenu un pot convivial, certes modeste, mais il n'y a pas de raison de tomber dans la morosité sous prétexte que les temps sont difficiles.
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Quelques mots sur 2008 : à mon sens, 2008 a été une année remarquable pour trois raisons, mais on pourrait en trouver d'autres. D'abord, il y a eu une élection municipale et une élection cantonale, cela n'aura échappé à personne, ici, je remercie les Sévriens pour la confiance qu'ils m'ont manifestée et pour l'équipe dynamique qu'ils ont élue. Cette équipe, mon équipe, qui est au service de tous les Sévriens sans exception. Cette équipe est élue pour six ans ; si au bout de huit mois nous n'avons pas encore fait ceci ou cela, nous avons un programme, et je garantis que sur six ans il sera réalisé. Le fait que vous m'ayez réélu conseiller général va évidemment faciliter les choses.
Le deuxième élément qui fait que 2008 est une année remarquable c'est, bien sûr, la crise économique et financière mondiale. Une crise économique qui a été amplifiée par la crise financière qui nous montre que les banquiers ne sont pas toujours les gens sérieux que l'on croit, qu'ils ont pervertis quelque peu le rôle normal des banques et qu'il faut faire attention au développement incontrôlé de certaines pratiques financières.
Je crois que la crise financière est en bonne voie de résolution, même s'il y a notamment des difficultés pour les entreprises à trouver des crédits ; je rappelle qu'il existe dans les Hauts de Seine des dispositifs tant du côté du préfet que de la trésorerie générale pour faciliter les choses et qu'il ne faut pas hésiter à nous en saisir.
Cette crise financière si elle est en voie d'amélioration, c'est grâce à l'action résolue d'un certain nombre de chefs d'Etat, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, en particulier dans le cadre de sa présidence de l'Union Européenne mais aussi des gens comme Gordon Brown et, on peut l'espérer, le prochain président des Etats-Unis Barak Obama.
Si des mesures appropriées ont été prises, il n'en reste pas moins que la crise économique va durer et que 2009 et 2010 seront des années difficiles qui nécessiteront des efforts, une solidarité à tous les niveaux. Chacun doit participer à amplifier le plan de relance dont Patrick Devedjian est particulièrement chargé.
Dernier point pour lequel 2008 est une année remarquable et même une année exceptionnelle, cela vous a peut-être un peu échappé au milieu des agapes du réveillon, mais l'année 2008 a compté une seconde de plus que les années habituelles et çà c'est un évènement rarissime. C'est destiné simplement à compenser la légère diminution de la vitesse de rotation du globe terrestre.
Je voudrais maintenant poursuivre avec une citation que j'ai empruntée à Elisabeth Gourevitch, c'est une phrase de Marie Curie. Marie Curie nous est chère parce qu'elle a enseigné ici à l'Ecole normale de jeunes filles de Sèvres qui formait les agrégées. Marie Curie avait écrit: "On ne fait jamais attention à ce qui a été fait, on ne voit que ce qui reste à faire." C'est la raison pour laquelle je voudrai vous dire deux ou trois petites choses qui ont été faites en 2008 et les rappeler avant de passer en 2009.
2008 a vu la montée en régime de croisière, du parc nautique et écologique de l'Ile de Monsieur, que Patrick Devedjian avait inauguré le 1er décembre 2007. Le parc n'est pas tout à fait terminé car il y a encore des choses à faire dans le Nord du parc, mais les plantations poussent et vous pourrez en profiter pleinement au printemps. Pour tout ce qui est activités nautiques le parc est opérationnel. C'est un ensemble de bâtiments exemplaires, de Très Haute Qualité Environnementale, qui constitue un exemple dans le département et bien au delàpuisqu'il a récolté déjà plusieurs prix nationaux dans ce domaine.
Autre point important des réalisations 2008, c'est l'avancement des travaux de l'hôtel de ville, travaux pour mieux vous accueillir et pour permettre l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite dans les étages, travaux aussi pour sécuriser ce bâtiment ancien. L'accessibilité, c'est fait et la sécurité, c'est fait aussi. L'accueil, ce sera fait au printemps avec quelques difficultés imprévues du fait de la mise en liquidation d'une entreprise. On ne travaille pas impunément dans un bâtiment du XVIIème siècle, cela a permis de reprendre des charpentes attaquées par la mérule. Nous sommes sur une colline et le terrain bouge ; nous avons donc dû conforter certaines fondations qui étaient un peu légères.
Autre point important de 2008, c'est le contrat de partenariat public privé (PPP) pour l'éclairage. Ce contrat porte sur l'ensemble de la communauté Val de Seine, Boulogne-Billancourt et Sèvres ; il est signé pour vingt ans et permettra en quatre ans de remplacer 75% des installations. Nous serons mieux éclairés mais surtout nous consommerons 38% d'énergie de moins grâce à la télégestion qui permettra, par exemple, de baisser l'intensité de l'éclairage à certains moments. 38% d'économie pour être mieux éclairé, cela en vaut la peine.
Autre point, et vous allez me dire enfin ! et je dis enfin avec vous, le réseau câblé 3S est entièrement rénové et les Sévriens recevront les offres commerciales de l'opérateur d'ici quelques semaines, entre janvier et mai. De plus, le Département met en place à travers une délégation de service public un réseau à très haut débit qui fonctionnera d'ici trois ou quatre ans pour satisfaire les besoins des entreprises ou même des particuliers qui sont de plus en plus exigeants dans ce domaine.
Dernier point en 2008, la mise en place de la plate-forme sévrienne de la Maison des entreprises et de l'emploi que nous avons inaugurée avec Pierre-Christophe Baguet au printemps et qui est animée et co-présidée par Monsieur Barrier et Monsieur Coquebert de Neuville. C'est l'occasion de dire un mot en matière d'emploi. Nous avions à Sèvres fin novembre 533 demandeurs d'emploi. Il y en avait plus de 1 000 en 2004, c'est dire qu'on avait baissé de moitié même s'il faut noter une certaine remontée puisque sur douze mois, de décembre à novembre, le nombre de chômeurs a augmenté de 5,8% à Sèvres et de 8,5% en France. Par contre, facteur positif, le taux de chômage a baissé pour les plus de 50 ans et pour les moins de 26 ans à Sèvres, ce qui n'est pas le cas pour la France.
Sur novembre nous avons eu une bonne surprise, un peu particulière, c'est que le nombre de chômeurs à Sèvres a baissé de 3% alors qu'il augmentait de 3% ailleurs.
Pourquoi ?
Parce que dans le cadre de la Maison des entreprises et de l'emploi il y a eu en novembre 24 retours à l'emploi dont 9 en CDI, le reste en CDD et un contrat aidé. C'est dire que cette Maison de l'emploi fait un excellent travail.
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Passons à 2009 rapidement. Première nouvelle, vous savez que l'INSEE fait des recensements maintenant non plus tous les six ou sept ans comme par le passé (c'était en général l'année où le Ru de Marivel débordait, mais il ne déborde plus après les travaux qui ont été terminés en 2001) mais tourne par secteur chaque année. Elle vient de communiquer à toutes les communes la population légale qui a des conséquences notamment en matière de subventions de l'Etat : au 1er janvier 2009 nous sommes, dans la définition restreinte 23 726 et dans la définition large, c'est-à-dire en comptant, par exemple, les étudiants qui sont partis quelques mois et qui ne sont pas là forcément au moment du recensement, 24 066.
Cela représente presque 6% d'augmentation par rapport à1999 ; un peu moins que la moyenne du département qui est de 7,6% mais cela représente quand même 1 000 habitants en plus. On a constaté que l'on pouvait absorber cette croissance démographique puisque personne n'a eu l'impression, je pense, que la ville était surpeuplée : les équipements fonctionnent sans engorgement. Puisqu'on parle population, nous avons eu 333 naissances en 2008, c'est à peu près constant. 775 familles ont bénéficié en 2008 d'un mode de garde structurée, c'est-à-dire crèche ou assistantes maternelles municipales rattachées à la crèche. S'y ajoute bien sûr, d'une part, la garde à domicile qui est en croissance régulière grâce à la volonté et aux efforts de l'Etat avec la prestation jeune enfant, et du Conseil général avec Baby Dom 92. Cela fait plus de 1 000 enfants, entre zéro et 3 ans et demi qui sont accueillis dans nos structures malgré les problèmes de personnels. D'ailleurs, pour lutter contre le manque de personnel qualifié nous développons une formation d'apprentis en alternance dans toutes nos structures.
2009, bien sûr, c'est aussi le budget. Il faut en parler. Le budget 2009, voté en décembre dernier par votre conseil municipal est un budget d'effort, un budget de solidarité et un budget de relance. Effort parce que les dépenses de fonctionnement sont strictement contenues. Elles augmentent de 1,8%, sachant que nous avons quand même un petit peu plus de la moitié des dépenses de fonctionnement qui sont des dépenses de personnels et que celles-ci augmentent toujours plus vite que l'inflation, notamment parce que ce sont les statuts de la fonction publique territoriale. Ces dépenses sont pourtant contenues tout en maintenant le niveau et la qualité des services aux Sévriens. Je prends un seul exemple, un enfant en maternelle coûte par an à la ville environ 1 000 euros, ceci n'incluant ni les frais d'enseignement puisque c'est l'Etat qui les prend en charge, ni l'amortissement des constructions.
Un budget d'effort important pour contenir les dépenses de fonctionnement, mais un budget exceptionnel en matière d'investissements puisque notre budget d'investissements va atteindre 12 300 000 euros, dont la moitié pour la tranche 2009 de la reconstruction de l'école Croix Bosset. Je veux au passage remercier, d'une part, le Conseil général pour les subventions importantes que nous avons obtenues dans ce domaine mais remercier aussi Isabelle Debré et Jean-Jacques Guillet qui, en tant que parlementaires nous ont consacré une portion non-négligeable de leur réserve parlementaire pour alléger un petit peu le poids de l'opération.
Je site aussi la remise en état en 2009 du gymnase des Cent Gardes après le grave incendie qu'il avait subi, l'achèvement de la rénovation de l'hôtel de ville et aussi, dans plusieurs locaux publics, des opérations de sécurité et d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Si nous pouvons faire cet effort exceptionnel d'investissements, c'est pour plusieurs raisons. D'abord nous avons un encours de dette extrêmement bas : le montant total de notre dette est le plus faible depuis 1995, nous n'avons pas emprunté en 2006, ni en 2007, ni en 2008 pour préparer justement ce passage, et la dette par habitant à Sèvres au 1er janvier 2009 est de 531 euros, soit 40ù de la dette moyenne par habitant des villes des Hauts de Seine qui est de 1 360 euros.
Nous avons d'autre part une fiscalité très modérée puisque notre coefficient de mobilisation fiscale est inférieur de 30% à la moyennedes villes de taille analogue des Hauts de Seine.
Je vous rappelle enfin qu'un investissement est financé de trois façons : il y a un volet de subventions et de récupération de la TVA avec un décalage de deux ans. Nous récupèrerons en 2009 la TVA que nous avons payée à l'Etat en 2007 ; mais le plan de relance va nous aider et nous en avons bien besoin puisque, exceptionnellement, dans la mesure où nous investissons plus que les années précédentes, nous pourrons récupérer immédiatement la TVA sans attendre deux ans. C'est la première façon de financer l'investissement. La seconde, c'est l'emprunt. Nous avons des marges de manœuvre mais cela doit rester limité. La troisième, bien sûr c'est l'autofinancement, c'est-à-dire l'épargne nette que nous faisons entreles recettes de fonctionnement et les dépenses de fonctionnement.
Pour maintenir le niveau de cet autofinancement, et il faut le maintenir, nous devons augmenter nos ressources, c'est-à-dire, pour être clair, qu'après quatre années sans augmentation des taux de nos impôts locaux, il va être nécessaire de les relever. Nous verrons le montant exact en mars prochain lorsque les services de l'Etat nous aurons communiqué les bases fiscales de l'année 2009.
C'est donc, chers amis, un budget d'effort mais un budget raisonnable et un budget porteur d'avenir car l'effort porte sur les investissements.
Quelques mots sur les autres réalisations 2009. La Maison de la famille avec l'aide de la communauté d'agglomérations Val de Seine sera mise en service en mars, dans l'ancienne salle de danse. Elle fonctionne déjà dans des conditions un petit peu acrobatiques et j'en remercie les responsables et le président que j'ai aperçus tout à l'heure. Elle apporte aide aux parents, elle répond aux questions, elle permet d'organiser des permanences des associations spécialisées, c'est donc un lieu de concertation, de convivialité, d'information.
Le deuxième point important c'est que le SEL passe du statut d'association à celui d'Etablissement Public de Coopération Culturelle. Cela permet d'élargir notre politique culturelle, d'ouvrir notre conseil d'administration. C'est l'occasion aussi de maintenir et de renforcer nos liens avec l'Atrium puisque, avec Jean-Jacques Guillet, nous échangeons des sièges aux conseils d'administration de l'association de l'Atrium et de l'Etablissement Public de Coopération Culturelle,
Troisième point majeur de l'année 2009, c'est le début de la rénovation et de la reconstruction du collège. Vous savez que nous avions un collège d'Etat, qui est passé au Département en 2004, que le Département a bien sûr tout de suite apporté un certain nombre d'améliorations mais qu'il fallait aller plus loin. Donc le concours d'architecture a eu lieu, un concours parfaitement anonyme, je le précise, qui a retenu sur son seul mérite une équipe sévrienne. Je m'en réjouis. Je précise que le choix s'est porté sur un projet Haute Qualité Environnementale. Pour vous donner un seul exemple, l'apport énergétique rapportée au m² sera de 42 kWh par m² et par an, c'est-à-dire cinq fois moins que la dépense actuelle d'énergie du collège. Je rappelle que dans nos maisons ou nos appartements on est actuellement, le plus souvent, entre 200 et 300 kWh par m² et par an. Là, avec le Département nous nous sommes mis d'emblée aux normes projetées d'ici quelques années par le Grenelle de l'environnement.
Les travaux vont commencer fin 2009, se terminer pour l'essentiel fin 2011, sauf un gymnase qui sera construit en 2012 au-dessus de la rue des Binelles par le Conseil général mais avec l'apport de la ville de façon à ce que nous puissions l'utiliser le soir en semaine et le week-end. Ce collège, dans sa conception, prévoit un parvis entre le collège et la mairie. C'est un aménagement qui va se traiter bien sûr à l'initiative du Conseil général puisque nous sommes sur la RD 910 (la Voie Royale) et avec l'apport de la communauté d'agglomérations. C'est dans ce cadre-là que nous pourrons réaliser le rond-point (je vous renvoie à mon programme électoral) qui va nous permettre de simplifier considérablement la circulation dans le centre ville, d'éviter tous ces passages autour de la passerelle où on tourne à droite pour aller à gauche, etc. Cela facilitera les liaisons avec les coteaux et cela s'insèrera dans l'aménagement de l'avenue de l'Europe (RD 910), dont nous espérons bien qu'elle figurera dans le plan de relance départemental de 2009 puisque tout est prêt pour la réaliser. Nous sommes prêts, le député-maire de Chaville est bien d'accord avec moi et je l'en remercie.
Ceci fait partie de l'aménagement progressif du centre ville. J'ai parlé du parvis, j'ai parlé du rond-point, j'ai parlé de l'avenue de l'Europe, il faut y rajouter et cela relève de la ville et de la communauté d'agglomération, le parking du Théâtre où nous allons mettre en service progressivement 350 places de stationnement en plein centre ville en réutilisant des places que nous avons rachetées. Ceci se fera dans le cadre d'une délégation de service public qui est en cours d'attribution. Les travaux commenceront fin 2009 pour se terminer début 2011.
Voilà quelques informations importantes. Je n'évoquerai pas la RD7 qui est un sujet passionnant et passionné. Je tiens quand même à saluer la concertation approfondie qui a eu lieu, concertation remarquable. Je ne connais pas beaucoup de dossiers publics qui ait donné lieu à un tel effort d'explications, de concertations et de discussions. Je souligne également la qualité du projet proposé qui est d'abord un projet d'amélioration de l'environnement, d'amélioration des berges et de leurs accès, mais qui est aussi un projet routier car il faut bien circuler. On ne lutte pas contre les nuisances en créant des embouteillages mais au contraire en fluidifiant la circulation tout en la maintenant à un niveau de vitesse modérée.Le Conseil général aura, monsieur le président, à en débattre assez prochainement.
Je signale enfin que les travaux commenceront dans quelques mois pour l'aménagement, la mise en sécurité, la lutte contre le bruit et l'amélioration du passage des autobus sur la route du Pavé des Gardes, entre la RN118 et Chaville. Les améliorations nécessaires au projet ont été apportées à la suite de la réunion de concertation dans le quartier des Bruyères du début décembre.
Dernier point important de 2009, c'est l'arrivée à Sèvres d'un établissement d'enseignement supérieur qui s'appelle State Collège Designer, c'est un établissement d'enseignement supérieur qui délivre des diplômes entre Bac+3 et Bac+5 ; je salue son président. 400 étudiants sont déjà arrivés mais les locaux ne sont pas tout à fait terminés, il y a eu des retards de chantier, ils travaillent déjà à Sèvres mais les locaux seront prêts d'ici deux ou trois mois. Ils viennent d'ailleurs d'Issy les Moulineaux, mon cher André [santini]. Cet établissement d'enseignement et de formation n'a aucun problème à trouver des débouchés pour tous ses élèves.
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Le point majeur de l'année 2009, le fil rouge pour reprendre l'expression d'André Santini il y a quelques jours, c'est, bien sûr, le rapprochement des deux communautés d'agglomérations Arc de Seine et Val de Seine. Vous les voyez représentées derrière vous, cela fait un papillon, c'est assez joli. Je me rappelle vous avoir écrit dans ma Lettre du maire, fin 2002, où j'annonçais le projet et la mise en place des deux communautés d'agglomérations que cela n'était qu'un prélude à leur rapprochement ultérieur. Nous pensons, les sept maires pensent, que le moment est venu. Nous allons constituer entre ces sept communes, au cœur des Hauts de Seine, aux portes de Paris, un ensemble cohérent regroupant l'énergie de 300 000 habitants. Ce sera la deuxième communauté par la taille dans l'Ile de France. Il faut que l'on choisisse un nom ; nous allons lancer un concours et vous pourrez les uns et les autres proposer des noms. C'est comme cela qu'on a trouvé « Voie Royale » pour la RD910, à la suite d'un concours entre Sèvres, Chaville et Viroflay.
Nous nous appuyons sur une économie puissante. Nous allons élargir les synergies entre les communes, que ce soit, par exemple, l'acquisition du stade Marcel Bec pour favoriser la pratique sportive et familiale, des efforts renforcés pour l'habitat social, l'urbanisation des terrains Renault, la participation active au projet de Vallée de la culture, cher au président du Conseil général. Il suffit de regarder ce plan pour s'apercevoir que nous nous situons dans une position stratégique à proximité de la Défense (nous représentons autant d'emplois que la Défense) mais aussi de Paris et du plateau de Saclay, cette opération d'intérêt national que pilote Christian Blanc.
Cette dimension, faut-il l'ajouter aussi, économique, financière, démographique va nous permettre de prendre une place incontournable dans le débat sur l'aménagement de la région capitale, sur le projet de SDRIF qui devra, je pense, certainement être retouché, sur les propositions de Christian Blanc, secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, sur les projets du Grand Paris car le Grand Paris n'est pas, comme certains le croient, une nouvelle tranche d'un millefeuille institutionnel ; c'est avant tout la mise sur pieds de grands projets et leur réalisation.
Nous parlions du plateau de Saclay. Permettez-moi d'évoquer un souvenir personnel : j'ai participé en 72 et 73 à des groupes de travail auprès du Premier ministre sur l'aménagement du plateau de Saclay. Il avait été décidé d'y installer l'école Polytechnique, l'Institut Universitaire Technologique d'Orsay et l'on parlait déjà de l'urgence d'aménager le plateau de Saclay. Il ne s'est pas passé grand chose depuis ; il est temps que çà bouge.
Pour revenir à la communauté d'agglomération, je veillerai à ce que l'adhésion de Sèvres à cette nouvelle intercommunalité améliore le sort de chacun d'entre vous et valorise la gestion de proximité telle qu'elle a été mise en œuvre par la communauté Val de Seine depuis 2004. La procédure est un peu longue ; elle est fixée par la loi et prévoit de consulter à plusieurs reprises les assemblées délibérantes des collectivités concernées. Je m'engage bien sûr à informer les Sévriens à chaque étape de ce processus. L'objectif commun aux sept maires est de concrétiser cette volonté au plus tard pour le 1er janvier 2010 et nous avons du pain sur la planche.
Enfin, sur les deuxièmes rencontres sévriennes sur le développement durable, qui ont démarré au mois d'octobre, la contribution de Sèvres à la problématique du développement durable, et notamment à la prise en compte de l'urgence climatique, est déjà ancienne. Nous avions lancé, par exemple, en 1997 le tri sélectif. La communauté Val de Seine a terminé il y a quelques mois son bilan carbone qui nous a montré des points d'action importants, et nous démarrons prochainement le comité de pilotage du plan climat territorial. Le 26 janvier, j'ai mis en place à Sèvres le comité sévrien du développement durable, comme prévu, et je salue son président Jean Carlier, journaliste pionnier de l'écologie et Pascale Flamant, conseillère municipale déléguée qui est rapporteur de ce comité, ainsi que les personnalités sévriennes de tous horizons et de toutes compétences qui y participent.
Nous allons, en 2009, installer une station de remplissage au gaz naturel de ville pour les véhicules municipaux et ceux de la communauté d'agglomérations. Vous savez que le GNV est un carburant parfaitement écologique, c'est un carburant qui évite les problèmes que connaît, par exemple, le GPL. Je salue l'arrivée discrète de Roger Karoutchi.... que nous sommes contents d'avoir avec nous. Pour poursuivre les efforts menés, je citerai par exemple la nouvelle formule du Sévrien, que vous connaissez, il y a moins de papier, c'est du papier recyclé et surtout on a fait, ce qu'on oublie toujours un peu dans ce domaine, attention aux encres car il faut des encres qui respectent l'environnement.
La démarche même d'ailleurs de ces deuxièmes rencontres sévriennes, vous l'avez bien vu, est écologique. Nous utilisons très peu les supports papiers, sauf ceux qui existent, nous utilisons beaucoup le site Internet de la ville sur lequel vous pouvez cliquer et, de là, vous avez un lien avec le site des rencontres sévriennes.
C'est une démarche collective. Il y a cinq ateliers thématiques qui ont commencé à fonctionner. Tous ceux qui voulaient s'inscrire se sont inscrits. Vous pouvez vous y inscrire, n'hésitez pas, le comité sévrien du développement durable jouera un rôle important dans l'animation de ces ateliers et je l'en remercie.
Ceci se concrétisera, se conclura plus exactement, le premier week-end d'avril par un forum du développement durable où l'on rendra compte des ateliers. Il y aura des conférenciers. Notre démarche est placée sous le haut patronage de la secrétaire d'Etat chargée de l'écologie. Nous tirerons les conclusions de ces ateliers et c'est sur la base de ces conclusions qu'avec le comité sévrien du développement durable nous élaborerons le projet d'Agenda 21 en liaison bien sûr étroite avec la communauté, qui sera ensuite soumis au vote du conseil municipal. Je tiens sur ce point à dire qu'il ne faut jamais oublier que dans développement durable il y a d'abord développement et que le développement durable, s'il est bien compris, peut être un puissant générateur d'emplois.
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En conclusion je veux remercier les élus qui m'assistent dans ma tâche. J'y associe aussi l'opposition qui n'a pas toujours un rôle facile pour trouver des critiques. Je remercie les services de la ville pour leurs activités et leurs compétences. Je remercie aussi les services du Conseil général et ceux de l'Etat, toutes les associations, et les bénévoles qui les animent.
Vous connaissez tous mon attachement très profond à notre ville et aux Sévriens. Ce que nous voulons; c'est une ville agréable, entre forêts et fleuve, une ville propre, une ville sûre, une ville équilibrée sur tous les plans, nous voulons une ville vivante, une ville dynamique, une ville solidaire avec une vie associative foisonnante.
Voilà les vœux que je forme en vous souhaitant une année de grands et de petits bonheurs, une année de satisfaction et de réussite. Bonne et heureuse année à toutes et à tous, bonne et heureuse année à Sèvres et à notre pays.
D’aucuns se souviendront du tract émis par le MoDem l’été dernier dans lequel un article truffé d’erreurs proposait une vision de la CA Val-de-Seine déconnectée des réalités. Voici que le nouveau tract de cette formation récidive.
Il prétend qu'aux Bruyères « les transports en commun sont inexistants ». Il fait également un faux sondage vraiment orienté sur les aménagements des berges de Seine dans le cadre du projet Vallée Rive Gauche.
Force est de constater que l'esprit d'ouverture dont a fait preuve le conseil général sur l'opération Vallée Rive Gauche ne fait pas que des émules à l'extrême centre. En effet, alors que le Conseil général a mis en ligne un site Internet dédié au débat où les associations ont la possibilité de faire valoir leurs arguments, les adeptes du « centre extrême » de Sèvres n'hésitent pas à poser la question suivante : « la construction d'une 2x2 voies risque [ il y aurait donc doute ? ] de nuire à l'aménagement des bords de Seine. Est-ce pour vous un critère important » ? Or, sur les 20 hectares du projet, 14 hectares sont consacrés aux espaces verts et aux circulations douces. Dès lors avancer que la construction d'un boulevard urbain (qui n'a rien à voir avec une 2x2 voies qui correspondrait à une quasi-autoroute avec terre-plein central) « risque » de nuire à l'environnement relève de l'imposture. Par ailleurs, dans tous les projets, l'espace dédié à la voirie est le même de sorte que réduire le nombre de voies de circulation ne profitera pas aux espaces verts. Le questionnaire se termine par cette interrogation pénétrante : « Voulez-vous plus de voitures dans le bas de Sèvres » ? C'est comme au Loto : 100% de ceux qui répondent non ont lu la question !
Quant à l'absence de transports en commun aux Bruyères, cela constitue une fausse information. Je recommande aux élus de l'extrême centre d'apprendre à connaître leur ville avant d'en critiquer les services. Traverciel fonctionne aussi au mois d'août. Il y a également la ligne RATP 179 entre le Pont de Sèvres et la gare de Robinson (RER). Quant à conditionner la « survie » des habitants des Bruyères à la présence d'une ligne de bus, c'est, soit dramatiser la situation de nos concitoyens dont les besoins vitaux ne seraient plus assurés, soit tirer un coup de chapeau à un service de transport que j'ai mis en place avec l'aide de François Chavatte lors de mon premier mandat. Dans le premier cas, il faut demander au préfet des Hauts-de-Seine de déclencher le plan ORSEC ; dans le deuxième cas, il faut attribuer la médaille de la ville à François Chavatte. Mais je l'ai déjà fait !
J'ai l'habitude de lire et d'entendre les contrevérités de l'opposition mais, parfois, je trouve que cette dernière exagère.
J'ai pu rencontrer des responsables de Tara Expédions accompagnés d'un Sévrien, Didier Velayoudon qui apporte un concours actif à la préparation de la prochaine expédition scientifique de la goélette Tara. Ils sont venus me présenter le bateau, Tara, l'expédition qui s'est terminée en début d'année et l'expédition en préparation
Le bateau a été construit par Jean-Louis Etienne pour l'exploration arctique, il a été racheté par Sir Peter Blake, lequel a été assassiné à son bord en Amazonie. Lady Blake a accepté de céder le bateau à condition de le consacrer à la recherche et à la protection de l'environnement.
Tara est depuis 2003 aux mains d'Etienne Bourgois Directeur Général d'agnès.b, lequel a dès le premier jour, engagé la goélette dans de grandes expéditions à vocation scientifique et environnementale. De septembre 2006 à janvier 2008, Tara a réussi la traversée complète de l'océan glacial arctique en se laissant dériver sur la banquise. Associé au programme scientifique européeen DAMOCLES, il s'agissait d'étudier les effets du réchauffement climatique sous les hautes latitudes."
A peine de retour en France, une nouvelle expédition de deux à trois ans centrée sur la biodiversité marine, son rôle sur le climat et le corail est en préparation. Le départ est projeté dans le courant de l'année 2009.
C'est rafraichissant (!) d'évoquer avec des scientifiques les questions environnementales. Loins des polémiques politico-médiatiques, ils décrivent une situation du climat extrêmement préoccupante mais aussi l'espoir de mieux comprendre les mécanismes en jeu pour réguler l'activité humaine. Comme m'a dit François Sicard, responsable des partenariats pour Tara : "Nous sommes inquiets et simultanément habités par un immense espoir, celui que l'homme est toujours maître de son destin".
Je souhaite que la ville, c'est à dire les Sévriens, participe à cette démarche d'espoir ! Il n'y a pas de petit geste quand il est fait par 22 500 Sévriens.
Le MoDem et l’intercommunalité : des contre-vérités qui traduisent une grande ignorance de la construction intercommunale et de ses enjeux
Publié le
01-07-2008
Dans un tract intitulé Démo à Sèvres distribué dernièrement, le MoDem s’essaye à la critique sur un thème qu’il ne maîtrise visiblement pas. Des idées fausses conduisent à des démonstrations absurdes qui mélangent tout dans une confusion … confondante.
A toute chose malheur est bon puisque le tract du MoDem me permet de réaffirmer certaines vérités. Et puisque le parti de l'extrême centre a l'air de déplorer qu'il n'y ait pas de Maire Adjoint chargé des affaires scolaires, je précise qu'Arnaud Tourin, Conseiller municipal délégué, joue ce rôle mais que la parité hommes/femmes devant s'appliquer aux Maires Adjoints, il n'a pas pu être élu à ce titre. Mais je veux rassurer les inquiets, mon collègue dispose d'une délégation équivalente à celle d'un Maire Adjoint.
Dans son empressement à stigmatiser la communauté d'agglomération Val de Seine qui serait une perte d'autonomie de la ville qui passerait ainsi sous la coupe de Boulogne-Billancourt, le MoDem mélange les compétences communautaires et les compétences municipales, assimile l'organisation de la ville à celle de la communauté et, au final, fait prendre les vessies pour des lanternes.
Ce que le MoDem semble ignorer, entre autres, c'est que le transfert de compétences est le principe même de toute intercommunalité, quelle que soit la communauté d'agglomération à laquelle Sèvres aurait participé. De plus, parmi les compétences transférées, ils en est d'obligatoires et je recommande au MoDem de lire l'article L 5216-5 du Code général des collectivités territoriales sur ce sujet. Par conséquent, choisir Arc de Seine plutôt que Val de Seine relève d'autres arguments que le choix des compétences transférées.
Que le MoDem privilégie la communauté d'agglomération Arc de Seine à Val de Seine relève de ses préférences. Mais il devra expliquer dans quelle agglomération la voix de la ville de Sèvres sera le mieux écoutée : dans une structure composées de 5 villes dominée par l'une d'entre elle et où Sèvres serait ultra minoritaire, ou dans Val-de-Seine à parité de représentants avec Boulogne-Billancourt ?
De plus, l'avantage financier de la communauté d'agglomération Val-de-Seine pour Sèvres est incontestable : 1,3 million de Dotation de solidarité communautaire (DSC) versés chaque année dans le budget de Sèvres par la CAVdS : cela représente 13%de fiscalité des ménages et a permis de ne pas augmenter les impôts des Sévriens. Depuis 2004 la CAVdS a pris à sa charge les dépenses pour la voirie, les espaces verts, les parkings, la propreté, ... Les recettes proviennent du pot commun de taxe professionnelle alimenté à 96% par les entreprises de Boulogne-Billancourt et 4% par celles de Sèvres. Dans le même temps le taux de taxe professionnelle à Sèvres a diminué de 19,7% depuis 2003 ! Ces arguments ont été largement évoqués durant la campagne électorale qui s'est achevée en mars par ma réélection. Le MoDem a-t-il la mémoire si courte qu'il n'est pas capable de retenir ces faits tout simples ?
Le débat entre Val de Seine et Arc de Seine est de toute façon tranché. Remettre le sujet sur la table traduit à tout le moins un retard dans la réflexion. Cette incapacité à concevoir les vrais enjeux de l'intercommunalité se double d'une méconnaissance complète de ce qui se passe à Sèvres et aboutit à avancer des contre-vérités à la limite de la désinformation : On peut en effet lire en particulier dans le tract : « A partir de septembre 2008, il n'y aura plus d'ANPE à Sèvres et les demandeurs d'emploi sévriens seront obligés de prendre deux bus minimum pour bénéficier des services « municipaux » de la Maison de l'emploi. » S'il est bien exact que dans le cadre de la réforme de l'ANPE, le bureau de Sèvres se replie sur Issy-les-Moulineaux, cette décision relève exclusivement de l'ANPE.
La communauté d'agglomération agit vigoureusement en ce domaine et la Maison des entreprises et de l'emploi a ouvert un bureau à Sèvres, en centre ville, rue Lecointre. Il a été inauguré le 19 juin dernier. Les demandeurs d'emploi sévriens n'auront donc pas à prendre deux bus minimum pour bénéficier des services « municipaux ». Le rédacteur de cet article devrait d'ailleurs se renseigner davantage sur les compétences de l'intercommunalité ; en effet, l'activité économique et donc l'emploi relèvent des compétences de la communauté et non pas de la commune. J'ajoute aussi une bonne nouvelle puisque le taux de chômage à Sèvres est de 4,3%, pour 5% dans la communauté Val-de-Seine, 6,2% dans le département et 7,7% en France à fin avril 2008. On voit ainsi que la France est sur la voie de la résorption du chômage, que les résultats sont meilleurs dans les Hauts-de-Seine que dans le reste du pays, que la communauté Val-de-Seine fait mieux que le département et que Sèvres fait encore mieux. Dont acte.
Dans ce même article le rédacteur s'interroge sur le service urbain de Boulogne-Billancourt, le SUBB gratuit et se demande pourquoi le service de bus de Sèvres ne serait pas lui aussi gratuit. La réponse est simple : le SUBB existait avant la création de la communauté d'agglomération. Le service a été maintenu sans changement et son coût est déduit de la dotation de compensation communautaire (DCC = Produit de la taxe professionnelle collectée à Boulogne-Billancourt défalquée du coût des compétences transférées) versée par la communauté à Boulogne-Billancourt. Autrement dit, ce service pèse sur les finances de Boulogne-Billancourt mais pas sur celles de Sèvres. Cette gratuité concerne uniquement le SUBB qui ne circule qu'à Boulogne-Billancourt, et non les liaisons RATP et le prolongement de Traverciel. A Sèvres, la situation se présente différemment puisque Traverciel est un réseau intercommunal qui doit être très fortement subventionné par les communes, les intercommunalités et le Conseil général des Hauts-de-Seine pour fonctionner. Si tant est que l'on puisse la réaliser, la gratuité de Traverciel sur Sèvres n'a pas de sens.
Quant à la concertation réclamée comme une solution sur le choix de l'intercommunalité, elle a été effectuée au travers d'enquêtes qui ont fait apparaître fort logiquement du reste que les Sévriens se répartissaient massivement entre les deux pôles économiques et commerciaux que sont Boulogne-Billancourt en premier et Vélizy en second. Sur le plan culturel, Sèvres et Chaville fonctionnent de façon complémentaire entre le Sel et l'Atrium. La logique qui consiste à opposer les deux rives de la Seine pour la construction intercommunale relève d'une construction intellectuelle inopérante sur le terrain et complètement dépassée.
A la lecture de ces tract politiques, il me semble tout à fait souhaitable que le débat public se développe sur l'intercommunalité. Mais pour être constructif, ce débat doit être traité sérieusement par des personnes qui savent de quoi elles parlent.
Le développement durable : le choix du coeur et de la raison
Publié le
23-02-2008
Parler du développement durable n’est pas chose aisée. L’expression est devenue en peu de temps un concept à la mode et dans beaucoup de discours elle sert trop souvent à justifier le contraire même de ce qu’elle est censée défendre.
Aussi est-il important d'en redonner toute l'originalité et la profondeur et d'en souligner la grandeur pour une pensée politique qui reste encore trop éloignée de son action.
Quand un responsable politique vote un budget et qu'il soutient un projet d'aménagement, la construction d'un bâtiment ou le tracé d'une route, son choix n'est pas seulement celui d'une simple dépense publique et ne s'inscrit pas dans une seule logique économique. Son geste a une portée beaucoup plus grande. Il fait partie de ces gestes innombrables qui dessinent et façonnent le monde de demain et dont l'obligation est d'enrichir et de fortifier le futur et non de le fragiliser ou de l'appauvrir.
Cette volonté de modérer - sinon de plier - l'ordre économique à un souci environnemental et à des données sociales c'est le projet qui est au cœur du développement durable. Son idée fondamentale est de donner aux préoccupations de croissances et de progrès économiques un horizon plus vaste et plus grand.
Nos décisions et nos choix politiques doivent s'inscrire dans un projet plus haut, plus ambitieux, plus humain … Plus durable.
Cette vision nouvelle portée sur nos actions a comme conséquence première de faire sortir l'écologie du contexte idéologique dans lequel elle était enfermée et d'en faire un véritable outil de décision pour engager l'aménagement des espaces et des territoires de demain : ces lieux de vie où vivront celles et ceux qui viendront après nous. Elle permet également de dépasser le vieil antagonisme entre social et économique, de ne plus faire de celui-ci l'ennemi du premier et de repenser les lois du profit dans une logique de plus grande justice sociale. Aucune avancée sociale ne peut se faire au détriment de l'économique : pour répartir les richesses il faut qu'il y ait des richesses. Mais nous savons à présent que ces richesses ne peuvent s'acquérir sur les modèles du passé et dans les logiques d'exploitation qui ont jusqu'ici prévalu. Ces modèles sont devenus, à la lettre, « insoutenables»*.
C'est pour cette raison qu'un homme politique, quel que soit son champ d'action, ne peut ignorer ce qu'implique d'obligation morale la pensée du développement durable. Il se doit dès maintenant d'imaginer des solutions nouvelles aux défis actuels, d'élargir son approche des problèmes et de travailler autrement en associant à sa réflexion tous les acteurs concernés par l'avenir des territoires dont il a la responsabilité.
S'ouvrir à ces considérations, intégrer cette nouvelle perspective, imposent un devoir nouveau.
C'est en ce sens que le développement durable est avant tout une morale politique. Et plus qu'une morale, c'est une éthique individuelle. Car ce devoir envers les générations futures, nous en sommes tous investis, chacun de nous, à chaque moment de notre existence. Dans notre quotidien, dans nos gestes, par notre souci constant de ne pas gâcher, de ne pas polluer, de ne pas gaspiller, mais au contraire de préserver et de valoriser ce capital inestimable : le monde qui est le nôtre. C'est de faire en sorte que nos enfants et nos petits enfants ne disent pas de nous : quel gâchis, quelle inconséquence ! Quel manque de prévoyance !
Ce confort qui est le nôtre, ce bien être que nous avons acquis et que nous voulons garder, ce modernisme dont nous nous glorifions, ne le volons pas à nos enfants !
A partir d'aujourd'hui tous nos agendas seront marqués du chiffre 21.**
Et pour ne jamais oublier notre engagement, nous inscrirons sur leur couverture en guise de mémorandum, cette phrase de Saint Exupéry : « Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants. »
* « sustainable development » signifie à la lettre : développement soutenable
** Agenda 21 est le nom donné aux programmes locaux de développement durable adoptés au deuxième sommet de la terre de Rio de Janeiro en 1992
Roger Fajzylberg est un homme de gauche et c'est la raison pour laquelle il soutient un candidat de droite pour que ses idées de gauche soient représentées dans la famille de droite.
J'avais préparé un texte légèrement sarcastique à propos du ralliement de Roger Fajnzylberg à la candidature de Nicolas Sarkozy. J'ai décidé de ne pas le publier car j'ai estimé sa prise de position courageuse.
Depuis, j'ai eu l'occasion de lire les réactions violentes et parfois haineuses que la décision de l'intéressé a suscité. Je ne regrette pas d'avoir attendu quelques jours avant de mettre en ligne le lien qui suit. Je mesure mieux la portée de l'acte.
Je ne vais pas prendre la défense de l'intéressé : trop de choses nous séparent. Je voudrais seulement m'étonner que la gauche qui se prétend si accueillante aux idées nouvelles n'accepte pas les opinions divergentes. Et pourquoi, plutôt que de critiquer l'un des leurs, les camarades de RF ne s'interrogeraient-ils pas sur les raisons de la position de nombreux hommes de gauche ?
La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck
Publié le
27-03-2007
Un premier film qui décortique les pratiques totalitaires de la Stasi à la fin du régime en Allemagne de l'Est et les ravages de cette intervention de l'Etat dans la vie privée.
Un des meilleurs films qu'il m'a été donné de voir au cinéma ces derniers mois est certainement le film allemand : « La vie des autres ». Oeuvre d'un jeune cinéaste talentueux ce film, d'une étonnante sobriété, nous plonge dans l'histoire peu connue de l'Allemagne de l'Est à travers la vie de sa police politique : « la Stasi ». Outre le mérite de nous rappeler la réalité d'un régime politique qui institua l'espionnage, la délation, le chantage et la torture en mode de gouvernement, le film constitue un grand hymne à la conscience humaine. Il raconte l'histoire d'un policier qui partage l'intimité d'un couple d'intellectuel en l'écoutant 24 heures sur 24. Peu à peu, des sentiments nouveaux vont voir le jour et il va être amené à penser différemment ; simplement parce qu'il est un homme et qu'il exerce ce droit inaltérable de la première de nos libertés : celle de penser.
On a certainement oublié qu'il y a moins de vingt ans la moitié des citoyens européens vivaient dans la privation des libertés les plus élémentaires : celles d'agir, de créer, de s'exprimer. Sans faire le procès de régimes qui n'avaient de socialistes que le nom il faut garder en mémoire que ces libertés auxquelles nous sommes habitués, dans nos démocraties, ne sont jamais acquises définitivement. Il faut rester vigilants, savoir les préserver des extrémismes de tous bords et surtout ne pas les dilapider en de vaines et d'improductives querelles. Cela a comme conséquence première de bannir toute démagogie et de ne pas faire de la permissivité une règle de gouvernement. La liberté n'est pas le « tout permis ». Elle n'est possible que si les devoirs fondamentaux des citoyens sont remplis : le respect de ces mêmes lois qui en permettent l'exercice.
Bientôt, chacun d’entre nous sera appelé à faire un double choix : dans un premier temps celui d’un président de la république et, peu après, celui des représentants qu’il souhaite voir siéger au parlement.
La chose est d'importance puisque cet attelage de l'exécutif et du législatif devra prendre des décisions primordiales pour l'avenir de notre pays et pour le remettre dans la course du XXIème siècle.
Je dis bien « remettre » car s'il y a une chose sur laquelle se rencontrent les analyses de tout bord c'est bien la nécessité de réformer notre système et de faire en sorte que l'état devienne cet outil performant et dynamique qui permette à toutes les forces vives de la nation – les personnes, les entreprises, les services publics - d'exprimer tout leur potentiel de création et d'efficacité.
Pour cela il n'est plus possible d'ignorer les grands bouleversements auxquels nous sommes soumis et les nouvelles donnes économiques et politiques qu'ils imposent. A l'heure de la révolution technologique d'Internet qui permet de tisser des liens et de développer des actions par delà les frontières, les langues et les cultures, qui donne les moyens à n'importe quel professionnel de traiter son secrétariat ou sa comptabilité à l'autre bout de la planète et au moindre particulier d'échanger des produits ou des messages avec l'interlocuteur de son choix, nous devons absolument penser autrement notre action politique. Et en premier lieu il faut la penser plus largement que dans notre seule logique franco-française. Si tout citoyen se sent de plus en plus concerné par le sort de l'humanité toute entière, à fortiori il en est encore plus vrai du lien qui existe entre des entités comme la commune, la nation, le continent et plus largement le monde dans sa globalité.
Ce raisonnement est une donnée première de toute réflexion politique Une politique locale, qu'elle soit communale ou nationale, se doit de prendre en compte le contexte plus large dans lequel elle s'inscrit. De la même façon que l'avenir de notre cité passe par notre travail en commun avec l'agglomération du Val de Seine et le département, l'avenir de la France passe par celui de l'Europe et de ses relations avec le reste du monde. Toute collectivité est interdépendante d'une collectivité plus large qui l'englobe et avec laquelle elle doit composer.
La première leçon à tirer c'est que la juste et l'incontournable défense des intérêts de celles et ceux dont nous avons la charge, nous autres politiques, ne peut se faire qu'en intégrant cette nouvelle donne et non en s'y opposant. Toutes les promesses de résolutions de nos problèmes dans des aspirations rétrogrades à revenir par exemple à notre monnaie ou de refuser les nouvelles donnes économiques mondiales en pensant qu'il faut s'accrocher à notre fameux modèle, sont nulles et non avenues. Elles sont totalement irréalistes et ne feront que retarder et pénaliser notre développement.
Je ne dis pas qu'il faille se plier au nouvel ordre mondial et s'y soumettre aveuglement. Non. Je dis simplement qu'il faut le prendre en compte comme une donnée réelle, définir nos atouts et nos faiblesses à l'aune de celle-ci, et s'y engager pleinement pour y trouver sa place et en être un acteur complet. Et par la même, ne pas craindre de s'y opposer pour en réformer les aspects négatifs. On ne pourra peser dans cette grande confrontation que si l'on est fort et ouvert à cette dynamique. Un bateau ne pourra jamais avancé s'il ne prend pas les vents. Il ne pourra jamais atteindre sa destination s'il n'est pas porté par cette énergie qui parcourt l'univers. Mais il ne faut jamais oublié que ce n'est pas le vent qui décide du voyage. Un bon navigateur peut toujours aller contre et néanmoins avancer vers son but.
Dans ce contexte historique, la majeure partie des relais d'informations - et les médias en premier - présentent le choix des candidats à la présidentielle dans une rivalité droite/gauche et dans une caricature qui les fait passer facilement pour des chefs de bandes au langage codé, aux signes de reconnaissance convenus, avec comme seul argument les colifichets qu'ils distribuent à l'envie autour d'eux.
Dans ce partage obsolète on retrouve comme dans le traditionnel spectacle de guignol, la même et sempiternelle distribution de rôle : la droite apparaît comme la méchante, celle qui préfère l'argent aux hommes et méprise les jeunes. La gauche incarne les espérances, la générosité et les lendemains qui chantent.
Comment peut on encore être dupe de cette dichotomie sclérosée et mensongère? Comment peut-on construire une politique sur des idéologies usées, réductrices et trompeuses ?
La rupture qu'instaure Nicole Sarkozy est véritablement là. Son discours se veut résolument novateur et révolutionnaire car il s'adresse à tous les Français, par delà toute idéologie, sans mentir sur les nécessités et les réalités de notre pays. Ses analyses, ses propositions, ses engagements, nous parlent parce qu'ils parlent avant tout de nous, de notre quotidien et des problèmes auxquels nous sommes confrontés dans notre travail et notre vie privée.
Et c'est bien parce que son discours est authentique, qu'il peut nous toucher. Tout est possible en effet si on est ensemble et si nous travaillons dans un même but et dans un même esprit. Dans celui qu'anime une même volonté de s'engager pleinement dans notre société, d'y faire sa place et de devenir ainsi pleinement acteur du changement.
On a trop souvent oublié que dans le mot libéralisme il y a liberté : la liberté non pas de choisir son modèle de société comme voudrait encore le faire croire une gauche à l'idéologie dépassée et dangereuse, mais la liberté de se choisir comme individu et citoyen dans cette société ci, celle du XXIième siècle. Et ce choix est celui des valeurs qui nous guident. Non pas le choix aveugle d'une mondialisation sauvage ou seul le fortuné peut survivre mais celui d'une mondialisation raisonnée ou chacun définit son activité - et non sa passivité – comme acteur à part entière de sa vie, tant au plan national et mondial que communal ou familial. Tous ces registres s'interpénètrent et se valent à la fois. Leur différence est seulement marquée par l'engagement qu'on y met et l'investissement qu'on y fait. La portée d'une action juste est infinie.
Aucun autre domaine ne relève plus de ces remarques que la question de l'environnement et de ce que l'on nomme à présent le développement durable. Rien ne se fera en ce domaine sans l'adhésion de chacun, sans l'adoption de valeurs et de règles de vie qui constitueront le véritable pacte citoyen pour chacun de nous. Les réponses aux problèmes écologiques de la planète se situent aussi bien dans des choix individuels que dans des décisions gouvernementales à l'échelle des grandes puissances. On peut les trouver dans le moindre geste citoyen d'économie d'énergie que dans la politique communale du tri sélectif ou la mise en place d'organisation et de protocoles à échelle mondiale.
Voilà ce que j'entends comme raison première du ton résolument novateur du discours de Nicolas Sarkozy. Aucune autre alternative n'existe à ce réalisme constructif et à cette espérance raisonnée. Aucun problème ne sera résolu si, dès maintenant, chacun de nous, dans sa propre sphère de compétence et d'intervention, n'adopte pas cette morale politique. La grandeur de l'individu est de se penser comme citoyen du monde dans le moindre de ces actes. C'est l'éthique de vie que suppose le combat pour préserver notre planète et faire en sorte que les générations futures puissent être fière de celle qui a su prendre ses responsabilités au moment où il le fallait. Et ce moment là est venu. C'est aujourd'hui.
"Le pouvoir et la vie" de Valéry Giscard d'Estaing
Publié le
20-12-2006
Le troisième tome "choisir" des mémoires de notre ancien président de la République qui couvre la période de 1978 à 1981.
Notre ancien Président (1974 – 1981) Valéry Giscard d'Estaing nous ouvre sa mémoire avec une liberté de ton et une sincérité rare. Avec une qualité d'écriture remarquable, il raconte comment lui-même a vécu la période de 1978 à 1981, quels ont été ses succès et ses échecs, et qui en ont été les acteurs.
Valéry Giscard d'Estaing a toujours occupé une place particulière dans la classe politique française. Après l'échec de 1981, dédaignant le Conseil constitutionnel où il pouvait siéger de droit, il a fait le choix de reprendre sa carrière au début, à Chamalières, pour revenir à l'Assemblée nationale et à la présidence de la région Auvergne.
L'un des esprits les plus brillants et les plus distingués de sa génération a soigné longuement sa blessure de 1981 et, en en livrant peu à peu les clés, il la fait sienne. Simultanément, il affirme sa liberté d'individu et ses convictions d'homme d'Etat en prise avec son temps, c'est à dire avec la vie.
L'écologie en France entre dans une période de maturité où elle n'est plus l'otage d'un parti politique.
Jeudi dernier, 7 novembre, le Sel projetait le film d'Al Gore : « Une vérité qui dérange » qui dénonce les risques écologiques liés au réchauffement de notre planète. Le débat qui a suivi la projection du film n'était pas animé par Al gore mais, plus modestement, par un représentant de la fondation Nicolas Hulot. Le même jour Nicolas Sarkozy rencontrait l'ancien candidat démocrate à la présidence et réagissait aux propositions de Nicolas Hulot concernant les questions d'environnement.
Aucune relation, bien sûr entre ces deux évènements. Pourtant je vois dans cette coïncidence l'image même des différents niveaux auxquels le problème écologique doit être traité.
D'un coté une nécessaire prise de conscience des décideurs politiques du danger que court notre planète et des mesures nécessaires à prendre à l'échelle internationale. On peut saluer, à ce propos, les propositions de Nicolas Sarkozy, comme candidat à la présidence de la république, en réponse au cri d'alarme lancé par Nicolas Hulot.
Et d'un autre coté nous avons l'expression d'un travail de terrain au quotidien à Sèvres. Un travail qui a comme objectif d'informer et de sensibiliser et qui prend la forme d'une rencontre et d'un échange avec un représentant du comité de veille écologique de Nicolas Hulot.
Car ce combat contre ce que l'on nomme "la pollution" est un combat au quotidien qui concerne chacun d'entre nous. Ce que Nicolas Hulot nomme si joliment le "lobby des consciences".Et à ce niveau la commune a un rôle primordial à jouer. Je rappelle que Sèvres a été une ville pionnière dans la mise en place d'actions comme la collecte sélective des déchets ménagers ou dans l'acquisition de véhicules électriques. Et ces exemples, par leur communication et leur visibilité, ont comme conséquence principale de solliciter nos consciences écologiques endormies. Ils nous sensibilisent à une pratique écologique au quotidien et induisent certains réflexes,des gestes simples et mécaniques, qui permettent d'économiser l'énergie et les ressources naturelles. Car l'enjeu est également là. Chaque citoyen, dans son travail ou sa vie privée, se doit d'adopter des comportements responsables et respecteux envers son environnement immédiat. Et le rôle du politique est de reconnaître ces comportements et de les encourager par des mesures appropriées.
Un grand classique qui m'a été fort utile lorsque je participait à des négociations commerciales en Chine.
Il y a 20 siècles dans la Chine des « Royaumes combattants », était rédigé le premier traité de l'art de la guerre.
Sur son auteur, Sun Tzu, l'histoire ne fournit que quelques traits biographiques, mêlés de légende. Mais son ouvrage d'une concision admirable a été et demeure au centre de la pensée militaire extrême-orientale. Derrière le propos martial, on trouve comme une curieuse résonnance avec le « De Cive » de Hobbes qui lui s'applique à organiser les relations sociales (et donc politiques) au sein de la cité.
Au contraire de Clausewitz, Sun Tzu ne voit pas dans une grandiose bataille d'anéantissement le sommet de l'art du stratège. Si l'on peut détruire l'ennemi, on se jette sur lui ; mais la « duperie », c'est à dire la guerre totale du mensonge, peut faire mieux encore. Il faut lire Sun Tzu comme un grand classique empreint de sagesse, mais qui n'est pas directement transposable en politique.